Une semaine après le début du procès, l'audience a repris lundi dans l'affaire de chantage présumé à la "sextape" à la mairie de Saint-Étienne, de 2014 à 2022. Les plaidoiries des parties civiles devant le tribunal correctionnel. Les réquisitions de la procureure de la République ont débuté à 14 heures cet après-midi.
15h38. La procureur demande des peines fermes pour les quatre autres prévenus. Elle demande trois ans de prison dont deux ans avec sursis, 40.000 euros d'amende contre Pierre Gauttieri. Peine qui pourra être aménagée avec un bracelet électronique.
A l'encontre de Samy Kéfi-Jerome et Gilles Rossary-Lenglet elle demande 4 ans de prison dont 2 ans avec sursis, 40.000 euros d'amende et une inéligibilité de 5 ans.
Gaël Perdriau plaide son innocence depuis le début, il dit qu'il est une victime collatérale rappelle la procureur. "Il est le maire, il est le décideur, il est celui sans qui rien ne se fait. Vous devrez prononcer une peine plus importante que celle prononcée envers les autres prévenus. Et puis vous devrez prendre en compte l'absence totale de remise en cause. Il est le seul à ne pas avoir évolué pendant le dossier, le seul à pouvoir récidiver. Ce choix de défense soit être pris en considération". Elle demande 5 ans de prison dont 2 avec sursis. Une peine non aménageable. Et 50.000 euros d'amende. "Gaël Perdriau a commis des faits d'une extrême gravité. Il ne peut pas rester maire de Saint-Etienne. Votre décision doit le contraindre à quitter ses mandats." Elle demande 5 ans d'inéligibilité et l'exécution provisoire de la peine"
15h37. La procureur aborde la responsabilité des dirigeants des associations. Pour elle le détournement de fonds publics est réel. Mais elle doute de la conscience que ces 4 personnes avaient de la situation. Elle demande donc la relaxe pour ces derniers.
15h34. "Gaël Perdriau c'est le décideur" selon la Procureur qui estime qu'il est bien coupable de chantage, qu'il est bien coupable de détournements de fonds publics, qu'il est coupable d'association de malfaiteurs. "Quand bien même ses 4 avocat arriveraient à vous demontrer qu'il n'a pas commander le piège, chose que je ne crois pas, il a laissé faire, donc le délit est constitué selon la procureur".
15h20. La procureur évoque les responsabilités de chacun. Gilles Rossary Lenglet "c'est l'homme blessé par qui le scandale arrive. Il s'est senti offensé par le manquement de considération. Alors il s'est vengé de manière grandiloquente. Il a bien conservé la vidéo portant atteinte à l'intimité de la vie privée, il a bien été complice de chantage, il a bien profité d'un recel de détournement de fonds publics, il a bien participé à une association de malfaiteurs avec les trois autres prévenus contre Gilles Arti...
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