« S’ils veulent que je dorme en prison, je dormirai en prison ! » Ces mots de l’ex-président français Nicolas Sarkozy ont retenti comme coup de tonnerre. Ils suivaient la longue lecture de trois heures et demie, par la présidente du tribunal de Paris, Nathalie Gavarino, des 400 pages du jugement sur le financement libyen de la campagne de 2007 de Nicolas Sarkozy.
Au début, tout se présentait bien pour l’ancien président. Lorsqu’on apprit qu’il était acquitté de trois chefs d’accusation, corruption, financement illégal et recel de détournement de fonds publics, l’affaire semblait entendue. Mais il en restait un, celui d’association de malfaiteurs. C’est là que le couperet est tombé. À la surprise générale, 20 ans après les faits et au terme d’une procédure qui aura duré 12 ans, Nicolas Sarkozy a finalement écopé d’une peine de cinq ans de prison ferme. Pour la première fois, un ancien président de la République devrait se retrouver derrière les barreaux.
Car cette peine a la particularité d’être accompagnée d’un « mandat de dépôt différé avec exécution provisoire », ce qui signifie que, peu importe qu’il interjette appel, le 13 octobre prochain, Nicolas Sarkozy devra se présenter à la justice pour connaître la date de son incarcération. Peut-être jouira-t-il d’une libération conditionnelle no...
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