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Qui surveille la police?
Aurélie Lanctôt - Le Devoir -
26/09
La mort de Nooran Rezayi rappelle l’impunité toute particulière dont jouissent les corps policiers.
« Mon fils avait 15 ans, c’était encore un bébé », a déclaré le père de Nooran Rezayi aux journalistes en début de semaine. Ce sont des mots qui hantent. Nooran était sorti s’amuser avec des amis dans son quartier — jouer au foot, peut-être, avait-il dit à ses parents — , parce que c’est ce qu’on fait à 15 ans un dimanche après-midi.
Rencontre avec un policier, motivée par un appel dénonçant des jeunes prétendument armés. Interpellation. Bref échange. Coups de feu. Nooran n’est pas rentré à la maison. Personne n’était armé. Sauf les policiers.
Stupéfaction, mise en scène du remords politique : le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) annonce qu’une enquête sera menée, prise de parole publique qui semblait plus destinée à dénoncer les efforts citoyens déployés pour faire la lumière sur ... [Courte citation de 8% de l'article original]
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