Des kilomètres à parcourir… ou à renoncer

Prenons un exemple simple : un adolescent en détresse dans un petit village du Cantal ou des Hautes-Alpes. Un mal-être profond, des idées noires qui s’installent. Où aller ? À qui parler ? Souvent, le premier réflexe est d’appeler un centre médico-psychologique (CMP). « Encore faut-il qu’il y en ait un… et surtout, qu’il soit encore ouvert », observe Andréa Fernandez, psychologue clinicienne à Paris. 

Dans certains départements, il faut faire plus de 50 kilomètres pour espérer croiser un psychiatre. Et ce, sans garantie de rendez-vous rapide. Ce n’est plus seulement une question de confort, c’est un véritable enjeu de santé publique. Car pendant ce temps-là, les troubles s’installent, s’aggravent. Et dans le pire des cas, mènent à l’irréparable.

Une pénurie qui dure, et s’aggrave

La désertification médicale, on la connaît. Mais en psychiatrie, elle prend une ample...
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