Un mur métallique chatoyant tranche à travers un monticule broussailleux sur le bord d'une autoroute à Philadelphie, comme une longue lame en acier coupant dans la terre. À mi-chemin sur sa longueur, cette barrière argentée se retourne, rappelant le couvercle d'un ordinateur portable géant, formant une canopée d'entrée qui vous invite à l'intérieur. Alors que vous montez le lait planté, vous trouvez de grands sillons goé dans le sol et des gouffres de béton déchiquetés à partir desquels les pics de sculptures colorés font saillie.
Bienvenue à Calder Gardens, un lieu d'un autre monde conçu par les architectes suisses Herzog & de Meuron pour célébrer le travail d'Alexander Calder, né à Philadelphie, maître des mobiles. C'est l'un des complexes culturels les plus étranges à construire n'importe où ces dernières années. Sur un site non prometteur pas plus grand qu'un terrain de football, coincé entre deux autoroutes, une séquence séduisante d'espaces emmène les visiteurs dans un voyage de découverte profondément dans le sol. Il fait partie de la grange, de la partie de la grotte et de la prairie en partie, comprimant un univers entier de différents types de galerie en une seule rencontre compacte.
«Je n'ai jamais travaillé sur quelque chose comme ça auparavant», explique Jacques Herzog, 75 ans, qui a créé de nombreux...
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