"Nous appelons à l’organisation d’un 'front de résistance' face à la Russie impérialiste"

Natacha Polony - Marianne - 19/09
Alors que l’attention des Occidentaux semble peu à peu se détourner du sort des Ukrainiens face à l’invasion russe, les signataires de cette tribune soulignent que le bilan humain imputable à Poutine ne cesse de s’alourdir. Ils avertissent que son expansionnisme ne s’arrêtera pas à l’Ukraine si l’Europe reste passive et appellent à la création d’un véritable « front de résistance » contre l’impérialisme russe.

Le 24 février 2022, l’armée de la Fédération de Russie envahissait l’Ukraine. Le Kremlin, sa nomenklatura belliciste et ses propagandistes aux ordres avaient justifié cette agression impérialiste criminelle en la qualifiant d’« opération militaire spéciale » contre un « régime néonazi ».

Le patriarche orthodoxe Kirill – un ancien du KGB très proche de Poutine –, l’inscrivait dans la lutte de la « Grande et Sainte Russie » contre la « dépravation morale occidentale » et les « forces du mal » qui « empêchent l’unité avec l’Ukraine ». Nul n’était dupe, l’objectif de Poutine était d’anéantir la souveraineté de l’Ukraine en y imposant un gouvernement fantoche sur le modèle de la Biélorussie de Loukachenko.

Un bilan humain qui s'alourdit

Au bout de trois ans et demi de guerre, le bilan des destructions massives infligées à l’Ukraine se caractérise par l’accumulation de très nombreux crimes de guerre : exécutions de civils à Boutcha, enlèvements et déportation d’enfants en Russie (ce qui a amené la Cour Pénale Internationale à délivrer un mandat d’arrêt contre Poutine), tortures sur les prisonniers de guerre, violences sexuelles sur les militaires prisonniers et les civils, bombardements systématiques des infrastructures industrielles et énergétiques. L’agression militaire de la Russie contre l’Ukraine est l’...
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