«La damnation de Faust»... et du chant français

Christophe Huss - Le Devoir - 19/09
L’art vocal français file un mauvais coton, si l’on en croit le concert d’ouverture de la saison de l’OSM.

En ouvrant sa saison avec La damnation de Faust, d’Hector Berlioz, l’Orchestre symphonique de Montréal (OSM) a remis les mélomanes en contact avec un absolu chef-d’œuvre, mais a aussi attiré l’attention sur un alarmant manque de considération pour l’art vocal français. Chose d’autant plus inquiétante, voire scandaleuse, dans une métropole francophone.

Si l’on voulait ironiser, on pourrait dire que l’OSM a voulu créer une arche à travers une saison qui se conclura avec Le Ring sans paroles au point de se fendre d’une Damnation de Faust sans paroles.

L’Orchestre symphonique de Montréal a donc donné mercredi, en ouverture de saison, une œuvre d’Hector Berlioz qui sonnait plus comme The Damnation of Faust, puisque les grands protagonistes — tous anglophones — n’avaient pas une maîtrise suffisante de la langue de Molière pour rendre intelligible ce chef-d’œuvre de la musique française. On est mêm...
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