La perspective d'une taxation des grandes fortunes françaises à hauteur de 2 % met le feu aux poudres dans l’univers des startups. Proposée par l’économiste Gabriel Zucman, la mesure vise les patrimoines supérieurs à 100 millions d’euros, soit environ 1 800 foyers fiscaux. De quoi inquiéter les fondateurs de licornes et d’entreprises technologiques non cotées, dont le capital reste largement illiquide.
C'est le cas par exemple des fondateurs de Mistral AI, start-up phare de l’IA générative valorisée près de 12 milliards d’euros, après une levée de fonds de 1,7 milliard. Arthur Mensch, Guillaume Lample et Timothée Lacroix, cofondateurs, détiennent toujours une part significative de leur entreprise. En l’état actuel du texte, leur patrimoine pourrait donc entrer dans le champ de cette taxe.
L’intervention du député LFI Éric Coquerel sur BFM Business n’a rien arrangé. Ce dernier, président de la Commission des Finances, a alimenté la confusion entre revenus, valorisation boursière et patrimoine, accentuant l’exaspération des entrepreneurs. La réaction de l’écosystème a été immédiate.
Sur les réseaux sociaux, plusieurs figures de la tech expriment leur colère, et 36 entrepreneurs et investisseurs ont co-signé une tribune dans L’Opinion, parm...
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