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Dans un premier temps, "La Perla" de Sofia Kourtesis se développe comme une photo Polaroid d'une plage de sable blanc. C'est de la deep house sérieuse et palpitante : ondulations de synthés, boucles de batterie océaniques, bourdonnements légers comme une plume, le toucher irisé des touches de piano. Mais lorsque la voix du producteur péruvien arrive, le morceau se transforme en quelque chose de moins parfait. « Tú y yo/En soledad/Igual acá/Tratando de cambiar/Tratando de olvidar », entonne-t-elle. (« Toi et moi/Dans la solitude/Idem ici/Essayer de changer/Essayer d'oublier. ») Kourtesis a composé la chanson avec l'eau et son père, qui mourait d'une leucémie, en tête ; il disait que regarder la mer est une forme de méditation. Entre espoir et mélancolie, « La Perla » incarne le deuil : le travail intermittent d'affronter sa propre souffrance, tout en exploitant des moments de consolation éphémères quand on le peut. ISABELIA HERRERA
Ce morceau de huit minutes d'Afrique du Sud est une collaboration du chanteur Young Stunna et du producteur amapiano Kabza De Small, du premier album de Young Stunna, "Notumato (Beautiful Beginnings)". Il se matérialise lentement et méthodiquement, avec juste un rythme électronique au début, puis des tonalités électroniques planantes et des contretemps, puis des syllabes vocales syncopées. Finalement, le chant principal de Young Stunna arrive, haletant et de plus en plus insistant, faisant rebondir ses lignes hors du ryth...
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