«Frankenstein»: Guillermo del Toro en pièces détachées

François Lévesque - Le Devoir - 10/09
Bien avant son «Frankenstein», le cinéaste a prouvé à répétition combien il préfère le monstre à l’homme.

Au moment de présenter à la salle comble du Festival international du film de Toronto son Frankenstein, Guillermo del Toro a confié qu’il s’agissait de l’aboutissement d’un vieux rêve. À 7 ans, il vit le film de 1931, avec Boris Karloff en « Créature » constituée de diverses parties de cadavres : pâmoison. À 11 ans, il lut le roman de Mary Shelley : fascination. À présent, le cinéaste est l’un des plus grands experts sur le sujet. Ce film, il y a des décennies qu’il désirait le faire, sans succès. Il en a donc tourné d’autres. Or, dans la plupart, on trouve trace d’un des éléments clés de l’œuvre de Shelley : entre l’homme et le monstre, c’est souvent le premier, qui s’avère monstrueux. En attendant la critique lors de la sortie, le 17 octobre, retour sur une filmograp...
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