Semaine décisive à venir pour les sciences de la Terre et du climat. Le Congrès américain s'apprête à débattre du budget de la Nasa, tandis que le gouvernement de Donald Trump menace de réduire de 50 % les fonds alloués aux sciences. Vu d’Europe, est-ce un désastre ou une opportunité ? Interview exclusive avec Simonetta Cheli, directrice des programmes d’observation de la Terre à l’Agence spatiale européenne (ESA).
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Vienne, 24 juin 2025, le forum Living Planet organisé par l'ESA bat son plein. Dédié aux sciences issues de l'observation de la Terreobservation de la Terre et du climatclimat par satellite, c'est un rendez-vous incontournable. Mais la guerre climatosceptique, amplifiée par Donald Trump et son gouvernement, résonne dans toutes les bouches.
De sérieuses coupes budgétaires sont prévues dès le 1er octobre pour la NOAA (météométéo-océans) ainsi que pour les sciences de la Terre et du climat à la Nasa. Pour cette dernière, le budget va être discuté cette semaine par le Congrès, qui préfère une coupe moins nette. Cinquante missions scientifiques sont menacées.
Alors que l'on craint un désastre pour la communauté scientifique, on s'interroge : quel rôle pourrait jouer l'Europe spatiale ? En 50 ans, l'Agence spatiale européenneAgence spatiale européenne (ESA) a développé une expérience de premier plan mondial dans l'observation de la Terre, qui représente aujourd'hui la plus grosse part de son budget global. L'ESA peut-elle voler au secours de la science américaine en péril ? Quel est l'impact des coupes de Trump sur le programme européen ?