Pourquoi la rentrée ne nous trouve-t-elle pas plus reposés mais toujours lestés de cette fatigue sourde, résistante aux congés censés nous requinquer ? La « bonne » fatigue, liée à l’effort et à l’accomplissement, semble avoir cédé la place à une sorte d'usure, tenace, que ni le sommeil ni les vacances ne réparent. Et si cette lassitude durable révélait surtout les symptômes d’un monde trop saturé d’incertitudes pour nous laisser retrouver un vrai repos ?

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La rentrée devrait nous trouver reposés, mais elle s'accompagne souvent d'une lassitude persistante. Pourquoi cette fatigue résiste-t-elle aux congés ?

Poser cette question alors que nombre des Français, qui ont la chance de pouvoir prendre des vacances, viennent de les terminer a quelque chose d'intempestif. Même si les vacances ne sont jamais exactement ce qu'on avait imaginé qu'elles seraient, même si leur fin s'accompagne souvent d'un peu de nostalgie (« Adieu, vive clarté de nos étés trop courts ! », disait Baudelaire), il est légitime d'espérer que ces jours et ces nuits de juillet ou d'août où l'on est un peu plus maître de son temps qu'aux autres mois a permis à nombre d'entre nous de reconstituer ce que l'on pourrait appeler la nappe phréatiquenappe phréati...
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