On le connaît comme l'homme qui a redonné du souffle à France Musique, où il célèbre sa dixième saison de direction, rassemblant chaque jour plus d'un million d'auditeurs autour du classique, du jazz et de la création. Mais derrière le patron, il y a un enfant de Toulouse ébloui à 7 ans par 2001, l'Odyssée de l'espace, un adolescent qui peignait des poules géantes sur les murs de sa chambre après avoir découvert Michel-Ange, un gamin qui écoutait en cachette Pop-Club de José Artur sous son oreiller. Plus tard, il se faufile au deuxième rang d'un concert d'Yves Montand ou ose accoster Johnny Hallyday dans le hall d'un hôtel, fort d'un mot de passe signé Godard. Mélomane fasciné par les coulisses, amoureux de Nougaro, Sinatra, Nina Simone ou Bach, Marc Voinchet déroule pour Le Point son panthéon intime, fait de curiosités tenaces et de fidélités durables.
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Le Point : Quel est votre premier choc culturel, l'expérience fondatrice qui vous a donné le goût de la musique ou de la culture dans votre enfance ?
Marc Voinchet : Je m'en souviens très bien. Quand je demande encore aujourd'hui à ma mère, elle ne sait pas me répondre. Mon père était en voyage de travail, j'avais 7 ou 8 ans, et elle m'emmène voir 2001, l'Odyssée de l'espace dans un grand cinéma de Toulouse qui n'existe plus. L'écran me parai...
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