Pour Jeanitta McCabe, le mot Kneceecap ne fait pas appel à un trio de rap sur scène mais un souvenir qui joue dans sa tête, incendiant encore et encore dans une boucle.
C'est la nuit du 13 septembre 1990 et elle a 10 ans à la maison au lit à Newry, dans le comté de Down, lorsque les problèmes d'Irlande du Nord traversent la porte d'entrée de la famille.
Six à huit hommes dans les masques prennent d'assaut dans la maison du conseil de deux étages et marchent son père, Peter, dans la cuisine. On place un pistolet contre sa jambe, juste au-dessus du genou.
Jeanitta reste dans sa chambre sombre à l'étage avec des frères et sœurs - sa mère est sur l'atterrissage en tenant la porte, en train de serrer les enfants pour leur propre sécurité - mais elle peut entendre les hurlements d'une sœur qui est en bas et les cris des intrus IRA.
Puis elle entend une frange, comme une porte claquant. Puis silence. Après un intervalle - secondes, minutes, elle n'est pas sûre - elle est capable d'ouvrir la porte et de rejoindre sa mère en haut des escaliers. Son père est au fond des escaliers allongés dans une mare de sang. «Jetez-moi une serviette», crie-t-il à sa mère. "Ne laissez pas les enfants me v...
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