Quand la photo vaut mille maux

Jean-François Nadeau - Le Devoir - 27/08
La traditionnelle exposition du World Press Photo se met en branle au marché Bonsecours.

La scène est saisissante. On dirait un tableau de maître ancien consacré à la déposition du Christ à l’heure de sa mise au tombeau. Ce n’est pourtant qu’une photo. Une fraction de seconde d’un drame humain arraché au clair-obscur d’une salle d’opération improvisée en Ukraine. Un conscrit va bientôt perdre sa jambe et son bras. Il semble mort et s’élever dans un souffle d’humanité que la photographie peut parfois atteindre lorsqu’elle touche au sublime. C’est le travail d’une photographe de l’agence Magnum. Elle s’appelle Nanna Heitmann. Sa photo a d’abord été publiée dans le New York Times avant de se retrouver parmi les œuvres présentées dans l’édition du World Press Photo 2025. Une photographie à ne pas manquer en visitant l’exposition présentée dans le Vieux-Montréal, au marché Bonsecours, jusqu’au 13 octobre.

Les photoreporters risquent parfois leur vie pour tenter de faire voir le monde à des aveugles. Mais ce n’est pas que sur le théâtre de la guerre que se pose l’importance de l’image. Ici, le reportage de Jac C. Hong (Associated Press) sur le scan...
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