« C'est la première et dernière fois que j'y vais, là-dedans, parce que c'est pas ma place », s'est amusé David Gaudu au micro d'Eurosport, juste après avoir franchi la ligne d'arrivée de la 4e étape de la Vuelta.« Là-dedans », c'est à l'avant du peloton dans le final d'une étape destinée aux sprinteurs, au milieu des fauves, des vagues et des coups d'épaule. Le grimpeur français n'est pas taillé pour cette jungle, mais il avait une bonne raison d'aller y frotter ses 53 kg : s'il terminait huit places devant Jonas Vingegaard, le maillot rouge était pour lui.
Sur la ligne d'arrivée à Voiron, il y en a finalement eu 17 entre Gaudu (25e) et le Danois (42e). C'est un euphémisme de dire que ce dernier n'a pas franchement défendu son paletot. Mais il ne l'a pas donné non plus, et il a fallu une bonne dose de courage et de vista au leader de Groupama-FDJ pour se hisser en tête du Tour d'Espagne.