Il y a quelques mois encore, Londres exigeait d’Apple un accès secret à ses données chiffrées. Mais face à la pression américaine et au tollé provoqué par cette demande, le Royaume-Uni a discrètement reculé.
Tout est parti d’une requête formulée en vertu d’une loi britannique datant de 2016, qui donne des pouvoirs de surveillance très larges aux autorités. Londres aurait en suivant cette logique législative demandé à Apple de créer une "porte dérobée", un accès caché permettant d’accéder aux contenus stockés sur iCloud.
La volte-face britannique a été confirmée par Tulsi Gabbard, directrice du renseignement national américain, dans un message posté sur le réseau X : "Le Royaume-Uni a accepté de renoncer à son mandat obligeant Apple à fournir une +porte dérobée+, qui aurait permis d'accéder aux données chiffrées protégées des citoyens américains et porté atteinte à nos libertés civiles".
Le gouvernement britannique, sollicité par l'AFP, a refusé de confirmer ou d'infirmer l'existence d'une telle demande. Apple non plus n'a pas souhaité s'exprimer sur le sujet.