ÉDITORIAL. Quelles garanties face à Poutine ?

Ouest France - 19/08
Alors que la négociation sur les territoires ukrainiens est encore à définir, Donald Trump et les Européens ont beaucoup échangé sur les garanties de sécurité qu’il faudrait apporter à Kiev en cas d’accord avec Moscou. L’Amérique oppose son véto à l’entrée de l’Ukraine dans l’Otan et n’enverra pas de troupes au sol, mais se déclare prête à une « coordination » avec les Européens.

Dans la longue séquence diplomatique entamée par Donald Trump, les rencontres de Washington, lundi, ont, pour la première fois, donné l’impression d’une petite ouverture. Un sommet Poutine-Zelensky paraît possible dans un futur proche. La diplomatie est enfin à l’œuvre, un processus est en cours et c’est, en soi, positif.

Deux pas en avant semblent avoir été faits. Le premier, par Donald Trump qui, explicitement, parle désormais de la contribution américaine aux garanties de sécurité demandées par l’Ukraine, en cas d’accord avec Moscou. Initialement, le président américain semblait enclin à déléguer totalement aux Européens cette charge. Aujourd’hui, les garanties dont il parle resteraient du ressort des différents pays européens, mais en  coordination  avec les États-Unis.

C’est vague et assez peu au regard de la menace que l’armée russe constitue durablement pour Kiev, mais c’est un petit pas dans un processus qui était, il y a encore quinze jours, au point mort. Volodymyr Zelensky s’en est d’ailleurs réjoui, affirmant que c’était là un point clef,  un point de départ pour arrêter la guerre .

Le second pas, toujours selon Donald Trump, serait à attribuer à Poutine lui-même, qui accepterait le principe même de ces garanties de sécurité.  Une étape très importa...
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