Tamara Wilson, devenir Isolde et le rester

Christophe Huss - Le Devoir - 16/08
La révélation de l’année pour tous les amateurs de chant au Québec se confie au Devoir.

La soprano américaine Tamara Wilson a estomaqué les spectateurs du Festival de Lanaudière dans son incarnation d’Isolde dans Tristan et Isolde, le 3 août dernier. Nous avons voulu en savoir davantage sur cette chanteuse d’exception.

Personne, ici, n’avait idée, avant la prestation de Tamara Wilson, de la dimension à la fois vocale et interprétative de cette chanteuse née en Arizona il y a 43 ans. Sa carrière a pourtant été très bien suivie dès ses débuts par les mélomanes torontois, Tamara Wilson étant une invitée régulière de la Canadian Opera Company depuis la saison 2009-2010, où elle faisait ses débuts en Amelia dans Simone Boccanegra de Verdi et en Elettra dans Idomeneo de Mozart.

Les succès récurrents à Toronto dans des saisons subséquentes (Aïda, Desdémone, Turandot) n’étaient sans doute pas assez éclatants pour que les responsables de la scène lyrique montréalaise s’aperçoivent de l’existence de la soprano. Alors qu’Alexander Neef (aujourd’hui directeur de l’Opéra de Paris) avait flairé le bon filon depuis longtemps, il aura donc fallu Renaud Loranger et Yannick Nézet-Séguin, ici, en 2025, pour nous la faire connaître.

Isolde

« Quand mon agent m’a demandé : “Veux-tu faire une Isolde ...
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