Gambie : l’excision, pourtant illégale, a tué un nourrisson

Ouest France - 14/08
Interdites depuis 2015 mais encore très répandues, les mutilations génitales féminines continuent de traumatiser et de tuer bébés, filles et femmes dans ce petit pays à l’ouest de l’Afrique.

Une hémorragie, probablement causée par une excision, a mis fin à la courte existence du bébé d’un mois à peine, arrivé mort à l’hôpital de Banjul, la capitale de la Gambie. Mercredi 13 août, trois femmes soupçonnées d’en être à l’origine ont été arrêtées. L’une d’elle a été inculpée pour excision illégale, ses complices libérées sous caution. En rendant les faits publics, l’hôpital et la police ont ravivé les débats sur cette pratique, même si la majorité de la société reste muette. Les défenseurs des droits des femmes exhortent le gouvernement à (ré)agir.

« Une violence sexiste qui peut tuer »

Illégales depuis 2015, les mutilations génitales féminines (MGF) sont encore largement pratiquées dans ce pays de 2,7 millions d’habitants, sous prétexte d’une tradition religieuse et culturelle. Parmi elles, l’excision, qui consiste en l’ablatio...
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