Cet implant sous-cutané contrôle efficacement le diabète de type 1 en oxygénant les cellules pancréatiques

Valisoa Rasolofo - TrustMyScience - 12/08
Un implant permet de traiter le diabète de type 1 sans recourir à l’immunosuppression grâce à un apport supplémentaire d’oxygène aux cellules productrices d’insuline qu’il transporte.

Des chercheurs ont mis au point un implant capable de traiter le diabète de type 1 sans recourir à l’immunosuppression, grâce à un apport supplémentaire d’oxygène aux cellules productrices d’insuline qu’il transporte. Contrairement aux dispositifs antérieurs, ce nouvel implant alimente une densité suffisante de cellules pancréatiques grâce à un mini-générateur électrochimique d’oxygène amovible. Cette approche innovante pourrait, à terme, être adaptée au traitement d’autres maladies chroniques.

Le diabète de type 1 est une maladie chronique auto-immune dans laquelle les cellules immunitaires s’attaquent aux cellules bêta du pancréas, responsables de la production d’insuline. Ce déficit entraîne une perte de contrôle de la glycémie, contraignant les patients à une insulinothérapie exogène à vie. Cela exige un effort constant et rigoureux, tout en obligeant les patients à surveiller méticuleusement leur alimentation, leur sommeil, leur niveau de stress, etc.

Malgré les progrès de l’insulinothérapie, les solutions actuelles exposent à des complications potentiellement graves : épisodes sévères d’hypoglycémie ou lésions organiques irréversibles liées à l’hyperglycémie chronique. La thérapie cellulaire est explorée depuis plusieurs décennies pour y remédier. Des essais cliniques de transplantation d’îlots pancréatiques ont ainsi montré qu’il était possible de contrôler la glycémie sans apport exogène d’insuline.

Cette approche reste toutefois limitée : elle impose encore une immunosuppression à vie, avec son cortège d’effets indésirables — infections opportunistes et la néphrotoxicité (une toxicité affectant les reins). L’encapsulation cellulaire, proposée pour s’en affranchir, consiste à insérer les cellules implantées dans une enveloppe semi-perméable qui empêche tout contact direct avec le système immunitaire tout en laissant passer les molécules nécessaires au métabolisme.

Mais un obstacle demeure : la durée de vie de l’implant après transplantation. « L’un des principaux défis réside dans la mort fréquente de l’implant lui-même, faute d’oxygène après...
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