Arpenter les sentiers des landes de Cojoux à Saint-Just (Ille-et-Vilaine) entre les mégalithes, c’est comme remonter le temps. Et pas qu’un peu. C’est un bond de plusieurs millénaires dans le passé que fait le visiteur. « Les menhirs et autres monuments ont été érigés là par l’homme à la période néolithique, à la fin de la préhistoire », précise Cécile Luberne, médiatrice en archéologie au Centre permanent d’initiatives pour l’environnement (CPIE) Val de Vilaine, face aux alignements du Moulin, les premiers sur lesquels on tombe en venant sur le site.
Les menhirs derrière elle, la file sud de cet alignement, sont étonnamment tous différents. Il y en a des petits, des grands mais aussi de différentes couleurs. Et pour cause. « Il y a quatre types de pierre utilisés », indique la guide. Il n’y en a qu’un seul en schiste, la roche est pourtant sous nos pieds : les landes de Cojoux se trouvent sur une crête de trois kilomètres composée de schiste. Un autre est en poudingue (amalgame naturel de cailloux réunis par un ciment pierreux) de Montfort-sur-Meu (Ille-et-Vilaine), une roche dans laq...
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