Cette librairie parisienne prise pour cible pour des livres sur la Palestine

Éva Craine - Huffpost FR - 12/08
La librairie Violette and Co, située dans le XIe arrondissement de Paris, affirme être victime « d’une campagne d’intimidation, de dégradations », menée notamment par « l’extrême droite ».
Violette and Co - Instagram
La librairie parisienne Violette and Co affirme être victime « d’une campagne d’intimidation, de dégradations » à cause de livres sur la Palestine.

FRANCE - Quand les livres véhiculent des messages qui dérangent. Dans un communiqué publié sur Instagram ce lundi 11 août, la librairie Violette and Co, située dans le XIe arrondissement de Paris, affirme être victime « d’une campagne d’intimidation, de dégradations et de menaces » à cause de l’exposition de livres sur la Palestine en vitrine.

L’établissement, spécialisé dans la littérature féministe et LGBTQI+, révèle que les menaces ont commencé il y a « un mois ». En juin 2025, les libraires décident de mettre en avant des « livres sur l’extrême droite, le racisme, le colonialisme, la Palestine, et des romans d’auteur·ices queers et féministes arabes ». D’après Violette and Co, ce choix éditorial a entraîné le début des violences.

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C’est dans la nuit du 7 au 8 juillet 2025 que des premiers tags apparaissent sur la façade avec les slogans « ISLAMO COMPLICE » et « HAMAS VIOLEUR » peints à l’acide. Le 6 août, la librairie relate, dans sa publication Instagram, qu’« un groupe de cinq personnes » est venu les « intimider », proclamant notamment qu’il « n’y a pas de génocide » à Gaza. L’enclave fait face à des frappes israéliennes quotidiennes depuis l’attaque meurtrière du Hamas du 7 octobre 2023.

Des médias de Bolloré mis en cause

Violette and Co déplore également du harcèlement en ligne sur différents réseaux sociaux, comprenant « des propos diffamatoires (y compris par des élu·es LR) ». Mais aussi des insultes « LGBT-phobes, sexistes et racistes ». La librairie met aussi en cause les médias d’extrême droite appartenant au milliardaire Vincent Bolloré, « CNews, le Journal Du Dimanche, Europe 1 », leur reprochant d’« alimenter le harcèlement » en « relayant de fausses informations ».

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