C’est un véritable tsunami. Sorti aux États-Unis le vendredi 17 décembre, Spider-Man : No Way Home a d’ores et déjà réalisé le deuxième plus gros premier week-end de tous les temps au box-office américain (hors inflation du prix du ticket), derrière… Avengers : Endgame en 2019. En dix jours, le superhéros arachnéen a grimpé jusqu’à la barre des 800 millions de dollars de recettes mondiales et s’élancera en un temps record au-delà du milliard ce 25 décembre. Pas de doute : à la Saint-Sylvestre, le champion de l’année, ce sera bien l’homme-araignée. Globalement couvert de louanges par la critique américaine, le film de Jon Watts va même jouir d’un lobbying commun entre Sony et Marvel, ses studios partenaires, pour convaincre l’Académie des Oscars de le retenir dans la course au meilleur long-métrage pour 2022. Tous piqués par l’Araignée !
En France, où ses exploits ont occupé 880 écrans dès le 15 décembre (pour un total de 650 cinémas), Peter Parker a déjà capturé dans sa toile plus de trois millions de spectateurs : à l’issue de ce week-end de Noël, il aura déjà battu le score total du précédent opus, Far from Home. Son distributeur Sony Pictures espère raisonnablement une timbale finale autour des 5 millions. Les 6,3 millions d’entrées de Spider-Man 3, détenteur du record de la franchise en 2007, ne seront probablement pas atteints, en raison de la brutale aggravation du contexte pandémique et des incertitudes qu’elle fait peser sur le destin des salles en janvier 2022 (retour des jauges ? fermeture des cinémas comme en Belgique ?…).
Le sacre de Spider-Man n’est pas sans causer des dégâts collatéraux. Sorti au même moment que No Way Home aux États-Unis, Nightmare Alley, le nouveau film de Guillermo del Toro (prévu en France pour le 19 janvier 2022), vit au contraire un terrible cauchemar : remake d’un film noir de 1947, il n’a réuni que 2,8 millions de dollars (contre les 253 millions de No Way Home sur le même week-end), mal...
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