«Le bonheur» : l’ivresse des profondeurs

Christian Desmeules - Le Devoir - 09/08
Avec son deuxième roman, Paul Kawczak mêle sans convaincre explorations esthétiques et mémoire de la Shoah.

« Le bonheur, c’est malheureux », faisait chanter Serge Gainsbourg à Isabelle Adjani au début des années 1980. Cinq ans après Ténèbre, qui avait suscité l’enthousiasme de nombreux lecteurs, c’est la corde raide sur laquelle s’avance Paul Kawczak avec Le bonheur, un deuxième roman au titre volontairement énigmatique, en poursuivant de façon un peu plus lumineuse son exploration de la violence et de la mémoire collective.

À l’automne 1942, dans la France occupée, les rafles contre les Juif...
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