En Irak, préserver la calligraphie arabe contre vents et marées

LE FIGARO - 24/12
Reconnue comme patrimoine culturel immatériel de l'humanité, la décision de l'Unesco est saluée par les calligraphes arabes, qui déplorent cependant le manque de soutien des gouvernements.

Quand il ne porte pas de parpaings sur les chantiers dans le nord de l'Irak, Jamal Hussein s'adonne à la calligraphie arabe. «Un art qui ne nourrit plus son homme dans le monde contemporain» admet-il.

«J'ai une famille nombreuse, je devais trouver un autre travail car on ne peut pas vivre de cet art», confie le quinquagénaire, père de 11 enfants, installé dans la petite ville de Raniye, au Kurdistan d'Irak.

Plusieurs jours par semaine, il travaille «dans la construction d'immeubles, et porte des parpaings», souligne-t-il dans son modeste atelier à domicile.

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