Les sauces industrielles, bien que pratiques et savoureuses, sont souvent de véritables concentrés d’ultra-transformation. Entre le sel, le sucre, les matières grasses et une ribambelle d’additifs, certaines d’entre elles cumulent tous les ingrédients problématiques pour notre santé. Et en été, entre les frites, les grillades et les apéros prolongés, on a tendance à en abuser sans vraiment y penser. Résultat : une charge nutritionnelle bien réelle mais qui semble invisible.
Sodium en excès, calories liquides qui passent sous le radar, additifs à répétition : il ne suffit que de quelques cuillères pour faire grimper les compteurs. Et les effets, eux, peuvent s’additionner dans le temps.
Une étude récente menée dans le cadre du projet NutriNet‑Santé (Inserm, ANR, Sorbonne Paris Nord) a mis en lumière un lien entre certains mélanges d’additifs, notamment les émulsifiants modifiés, les conservateurs comme le sorbate de potassium ou les colorants tels que l’E385 et un risque accru de diabète de type 2, d’inflammation chronique ou de perturbations du microbiote intestinal. Et ce, même si l’on mange par ailleurs “correctement”. Inutile donc de penser que quelques sauces ne feront pas de mal.
Et ce n’est pas tout. Selon un rapport européen, l’apport moyen en sel dans nos habitudes alimentaires dépasse largement les 6 g par jour recommandés. Cela peut sembler anodin mais à long terme, c...
[Courte citation de 8% de l'article original]