À 35 ans, Allison Pineau avait espéré finir sa carrière aux JO de Paris. Élue meilleure joueuse du monde en 2009, l'enfant d'Aubervilliers a porté l'attaque de l'équipe de France jusqu'à la médaille d'argent aux Jeux 2016, avant de devenir une leadeuse de la défense jusqu'au titre olympique de 2021 à Tokyo. Mais depuis 2022, Olivier Krumbholz ne faisait plus appel à elle et les espoirs de cette grande figure du hand français se sont effondrés en mai 2024, quand le coach a détaillé sa sélection. Quelques jours plus tard, elle rebondissait en annonçant prolonger sa carrière d'un an, pour la finir en France, à Metz, avec qui elle échouera d'ailleurs de peu à remporter la Ligue des championnes.
Quand on l'a rencontrée, à la gare Saint-Lazare à Paris, il y a deux semaines, avant qu'elle n'embarque pour rejoindre les routes du Tour de France en Normandie, elle disait combien cela l'avait aidée à vivre les JO apaisée. Que faisait-elle le jour de la finale perdue par les Françaises contre les Norvégiennes (21-29) ?
« Je l'avais déjà digéré parce que j'avais vécu la flamme, d'abord à Metz puis parmi les dernières relayeuses aux Tuileries »
Allison Pineau
« Le 10 août, je jouais en amical avec Metz contre Besançon. C'est fou, non ? Un écran avait été installé dans la salle pour suivre la finale avant notre match. C'était chouette de voir l'équipe là. L'objectif était d'être championnes olympiques, donc perdre a été un échec. Il a peut-être manqué un peu d'expérience, quand il y a eu un énorme trou d'air qui a coûté cher. Mais j'étais contente pour les filles, c'était quand même une belle réussite. Forcément, j'aurais aimé y être, mais c'est comme ça.
Je l'avais déjà digéré parce...
[Courte citation de 8% de l'article original]