« D'avoir mon fils, Noah, dans les bras au départ du Tour de France Femmes, qui s'est élancé de chez moi en Bretagne (samedi 26 juillet), c'était une motivation supplémentaire pour la maman coureuse (la première du peloton professionnel en France) que je suis devenue l'hiver dernier. C'est un aboutissement à titre personnel. C'est mon troisième Tour de France (à 34 ans), mais le premier avec cette double casquette. L'an dernier, enceinte de quatre mois, j'avais dû faire l'impasse.
On sait que chez une femme, les risques de fausse couche sont plus élevés les trois premiers mois. Mais pour nous, coureuses cyclistes, il y a aussi les risques de chute en course, plus importants qu'à l'entraînement. Dans ce sens, je ne regrette pas d'avoir su écouter mon corps et d'avoir mis ma carrière entre parenthèses.
Pourtant, il y a bien deux courses que j'ai disputées en étant enceinte début avril 2024 : le Tour des Flandres (elle a fini 42e) et Paris-Roubaix (abandon). Je ne le savais pas encore mais j'étais déjà dans le premier mois de grossesse. Je sentais que quelque chose se passait, mais j'avais pris la décision de faire le test après Paris-Roubaix. C'est une course que j'affectionne beaucoup. Je n'aurais pas pu la courir en sachant que j'étais enceinte.
J'ai fait le test en rentrant chez moi, le lundi, avec mon mari (Olivier Bouhet, mécanicien chez FDJ-Suez). À partir de là, j'en ai parlé avec mon équipe (espagnole, Movistar). Il était question ...
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