Les mesures visant à mettre fin aux combats dans l'est du Congo, essentielles aux plans du président américain Donald Trump pour une manne minière dans la région, devraient être mises en œuvre d'ici dimanche, mais l'avenir d'un petit groupe rebelle est apparu comme l'un des principaux obstacles.
Un accord de paix négocié par les États-Unis et signé le mois dernier par les ministres des Affaires étrangères congolais et rwandais a été conçu pour mettre fin à la violence qui s'est intensifiée cette année avec l'avancée fulgurante des rebelles du M23 en République démocratique du Congo.
Le Rwanda nie les allégations de l'ONU et des gouvernements occidentaux selon lesquelles il combattrait aux côtés des rebelles du M23 pour accéder aux minerais du Congo. Le Rwanda affirme que ses troupes sont là pour contrer ce qu'il décrit comme une menace existentielle posée par des milliers de rebelles hutus rwandais connus sous le nom de Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR).
Les experts en sécurité et les diplomates affirment que les FDLR, qui comprennent des vestiges de l'ancienne armée rwandaise et des milices qui ont perpétré le génocide rwandais de 1994, ne comptent que quelques centaines de combattants et ne constituent pas une force significative sur le champ de bataille.
Mais l'accord de paix exige explicitement que le Congo « neutralise » les FDLR lorsque le Rwanda se retire du territoire congolais, soulignant l'importance du groupe pour le sort de la diplomatie de Trump.
Les opérations congolaises contre les FDLR et le retrait rwandais devraient commencer dimanche et se terminer fin septembre.
Des experts de l'ONU ont indiqué dans un rapport publié ce mois-ci que le Rwanda, aux côtés du M23, tentait de prendre le contrôle de territoires riches en minerais.
Kigali a répondu que la présence des FDLR « génocidaires » « nécessitait une posture défensive dans nos zones frontalières ».
Les experts de l’ONU ont également accusé l’armée congolaise de s’appuyer sur les FDLR dans sa lutte contre le M23.
Un porte-parole du gouvernement congolais n'a pas répondu à une demande de commentaire à ce sujet, mais Kinshasa a déclaré être prêt à garantir que toute menace posée par les FDLR soit « définitivement éradiquée », notamment par un désarmement volontaire. Il a également accusé le Rwanda d'utiliser les FDLR comme prétexte pour se déployer sur le territoire congolais.
Un porte-parole du département d'État a déclaré mercredi que Washington avait exhorté le Co...
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