Formule 1 : Alpine, des promesses à la dure réalité de la piste ... Récit d’une chute spectaculaire

Florent Thomas dit Lovatier - LE FIGARO - 24/07
DÉCRYPTAGE - D’une présentation en grande pompe en 2021 à la dernière place du championnat quatre ans plus tard en passant par l’abandon du moteur Renault. Comment le projet Alpine F1 a coulé.

Dixième et dernière du championnat. C’est la position qu’occupe Alpine à la moitié de la saison 2025 de Formule 1. Douze courses et seulement dix-neuf points marqués. Pierre Gasly a inscrit la totalité des unités de l’équipe, il tire tout ce qu’il peut de sa faible monoplace, sans grand succès. C’est plus compliqué de l’autre côté du garage.

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Comment expliquer une telle dégringolade pour une écurie qui terminait encore quatrième du classement il y a trois ans et qui affichait de très (trop) grandes ambitions ? Récit d’une chute spectaculaire mais pas si surprenante.

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Une trop grande instabilité

Alors que la clé du succès dans l’élite du sport automobile est souvent la stabilité, voir les exemples Red Bull et Mercedes. Renault/Alpine n’a pas emprunté ce chemin. En 2020, Cyril Abiteboul était le visage du losange en F1. Au moment du changement d’identité de l’équipe l’année suivante (déjà pour redonner un élan au projet après l’échec du plan initial), l’ingénieur français est remercié malgré la signature de Fernando Alonso pour la saison suivante. Marcin Budkowski est nommé à sa place.

Le Polonais ne reste pas longtemps en poste. Il quitte Alpine F1 à la fin de la saison 2021, sur décision de Laurent Rossi, le président-directeur général du A fléché à l’époque. Le Français, placé sous Luca de Meo (le patron de Renault) dans l’organigramme et à qui il doit rendre des comptes, choisit de recruter Otmar Sznafauer.

Le Roumano-Américain avait fait ses preuves chez Force India, devenue Racing Point puis A...
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