Depuis l’adoption de la loi Duplomb, on entend à peu près tout, son contraire et pas mal de n’importe quoi aussi. De punchlines en approximations fallacieuses, difficile de faire le tri entre ce qui relève de peurs collectives et ce qui correspond à des faits scientifiques avérés. La polémique fait rage. Essayons d’éclairer le débat.

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    La loi Duplomb. Elle a été adoptée par l'Assemblée nationale ce 8 juillet 2025. Avec pour objectif affiché, de « lever les contraintes de l'exercice du métier d'agriculteur ». Sur la scène politique, pourtant, elle ne fait pas l'unanimité. Et le 10 juillet, une jeune étudiante a pris le parti de lancer une pétition demandant « l'abrogation immédiate » de cette loi, au motif, entre autres, qu'elle serait une « aberrationaberration scientifique, environnementale et sanitaire ». Une pétition qui a connu depuis, un succès fou. Mais contre quoi, exactement, les plus de 1,6 million de signataires se lèvent-ils ?

    Eléonore Pattery ne le précise pas. Et comme elle refuse de répondre aux médias, se jugeant elle-même peu compétente en la matièrematière, il ne nous reste plus qu'à lire entre les lignes pour essayer de comprendre. « Vous voulez nous faire manger du poison. » Le mot est tout de même lâché. Alors on suppose que l'étudiante engagée vise le point le plus sensible de la loi Duplomb aux yeuxyeux de l'opinion publique : la réintroduction de l'acétamipride.

    L’acétamipride au banc des accusés

    Avant de se poser la question du bienfondé de ce retour en grâce, rappelons que l'acétamipride est ce que les scientifiques appellent un néonicotinoïde. Il est le seul qui reste autorisé en Europe. Mais en France, son usage avait été interdit en 2018, parce que certains néonicotinoïdes faisaient courir un risque non acceptable aux abeilles et autres pollinisateurs. Ces insecticides, en effet, sont utilisés en enrobage de semence, comme disent les experts. Comprenez que le produit intègre la graine de manière que lorsque la plante grandit, il circule de ses racines à ses feuilles. Résultat, il s'en trouve dans le pollen et selon les doses, cela peut effectivement intoxiquer les abeilles.

    Le saviez-vous ?

    Des néonicotinoïdes – une fois de plus, pas de l’acétamipride, cependant – continuent d’être utilisés pour la fabrication des colliers antipuces que nous faisons porter à nos chiens....
    [Courte citation de 8% de l'article original]