« Partir en juillet, c’est souvent mal vu » : ce que vos dates de vacances disent de vous au travail

Romane Ganneval - LePoint - 21/07
Partir trop tôt, profiter du premier créneau pour disparaître, éviter la direction et les clients. Le soupçon plane toujours sur les juilletistes. Mais rester en août, ce n’est pas attendre. C’est assurer, seul, quand tout tourne au ralenti.

2 juin. Comme tous les lundis matin, le service marketing de cette agence bordelaise se rassemble autour d'une grande table pour faire le point sur les dossiers en cours. Juste avant de libérer tout le monde, le manageur pose la question qui revient chaque année à la même période : « Alors, vous avez déjà réfléchi à vos vacances d'été ? » Louise, 26 ans, écoute en silence pendant que les autres parlent de plages, de galère de garde d'enfants et de réservations d'hôtels dans les Cévennes. Célibataire et sans enfant, la jeune femme part toujours en décalé. « Je suis tout en bas de la grille de salaire, alors m'échapper la première quinzaine d'août, ce n'est pas possible pour moi. Je devrais sous-louer mon appartement pour espérer m'offrir quelques jours au soleil », souffle-t-elle.

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Septembre ? Hors de question, c'est le moment où les clients reviennent et où tout s'emballe. Reste donc juillet. « De toute façon, l'agence ne ferme pas, il faut bien quelqu'un pour garder les bureaux en août. Ça arrange tout le monde que je me porte volontaire.&...
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