INTERVIEW - Dénoncé « à tort et à travers », le surtourisme peut cacher du « mépris de classe »

Maxime Dhuin - Huffpost FR - 20/07
Géographe spécialiste du tourisme, Rémy Knafou ne nie pas les problématiques liées à l’affluence des touristes, mais il dénonce l’usage abusif du terme « surtourisme ».
THOMAS COEX / AFP
Le surtourisme, s’il est évoqué « à tort et à travers », peut alimenter du « mépris de classe » - INTERVIEW.

TOURISME - Vacanciers « entassés » sur la côte espagnole, « embouteillage » au sommet de l’Everest et foule de touristes dans les rues du Mont-Saint-Michel : les cas de « surtourisme » épinglés dans les médias ou sur les réseaux sociaux ne manquent pas. La surfréquentation touristique est fréquemment dénoncée pour son impact sur l’environnement, sur les populations locales, mais aussi sur la qualité du séjour. Mais le terme « surtourisme » est-il toujours employé à bon escient ?

Non, estime Rémy Knafou, géographe spécialiste du tourisme interrogé par Le HuffPost. Auteur d’une note pour la Fondation Jean-Jaurès sur la « surmédiatisation du surtourisme », il ne nie pas l’impact indéniable de la surfréquentation sur certains espaces, notamment quand l’affluence empêche leur préservation ou quand l’acceptabilité du tourisme par les locaux est remise en question, par exemple dans des villes comme Barcelone ou Amsterdam.

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