Cygnus X1 a été le premier trou noir stellaire découvert grâce à ses émissions de rayons X et pendant un temps il était le plus proche connu de l'Humanité dans la Voie lactée. De nouvelles évaluations de sa masse, de sa distance et de sa vitesse de rotation surprennent et remettent en question nos idées sur l'évolution des étoiles massives génitrices de ce type de trou noir.
Vous aimez nos Actualités ?Inscrivez-vous à la lettre d'information La quotidienne pour recevoir nos toutes dernières Actualités une fois par jour.Cela vous intéressera aussi[EN VIDÉO] Stephen Hawking, l'astrophysicien qui a fait aimer la science Le grand physicien Stephen Hawking est décédé le 14 mars 2018. Véritable légende de la physique, il fut aussi un très talentueux vulgarisateur. Retour sur la vie hors du commun de ce savant qui a su se faire aimer du public et rendre accessible ses travaux de recherche scientifique : trous noirs, théorie des supercordes, rayonnement de Hawking, théorèmes sur les singularités... La science lui dit un immense merci.
Lorsqu'une étoile s'effondre gravitationnellement après avoir épuisé son carburant nucléaire et qu'elle contient encore plusieurs masses solaires malgré les vents stellaires violents en fin de vie qui ont éjecté une partie non négligeable de sa masse initiale, l'espace-temps à l'intérieur de cette étoile devient dynamique et ressemble beaucoup à celui de l'Univers observable lors du Big Bang. La grande différence étant bien sûr que dans le premier cas l'espace est en contraction alors que dans le second il est en expansion.
L'effondrement de l'étoile va conduire sa matière à passer sous la surface de l'horizon des événements du trou noir de masse équivalente à celle de l'étoile, ce qui veut dire en fait que l'étoile devient un trou noir. Au début des années 1960, deux équipes de chercheurs, états-unienne et russe, ont montré sur ordinateur que la formation de cet horizon était tout à fait crédible en se basant uniquement sur les lois de la physique connues de l'époque. Par contre, ces simulations numériques et d'autres calculs analytiques ne permettaient pas vraiment de savoir ce qui se passait en fin d'effondrement gravitationnel.
C'est le prix Nobel Roger Penrose qui va finalement démontrer en 1965 que si l'on croit aux équations de la théorie de la relativité générale, un point de densité infinie et de courbure de l'espace-temps qui l'est tout au...
[Courte citation de 8% de l'article original]