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Toujours plus seuls au monde
Eurosport -
14/07
Jannik Sinner et Carlos Alcaraz, une nouvelle fois opposés en finale de Wimbledon, ont creusé un gouffre sur le reste de la concurrence, Novak Djokovic compris.
Ils n'ont pas disputé le meilleur de leurs désormais 14 duels – comme Borg-McEnroe -, loin en tout cas des standards de leur légendaire finale de Roland-Garros 2025 ou de leur stratosphérique quart de finale de l'US Open 2022, annonciateur à l'époque d'une ère nouvelle. Mais à l'arrivée, la conclusion est la même : Jannik Sinner et Carlos Alcaraz se sont retrouvés ce dimanche en finale de Wimbledon, où ils ont confirmé et même accentué ce que tout le monde sait depuis maintenant des mois. Dans le tennis moderne, et il y a eux et le reste du monde, relégué désormais à des années-lumière (Novak Djokovic compris) de leur écrasante domination.
Le film de la finale
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Wimbledon
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A toi, à moi. L'hydre à deux têtes du circuit ATP a dévoré les sept derniers tournois du Grand Chelem, c'est-à-dire tous ceux qui ont été disputés depuis le début de la saison 2024. Une gloutonnerie qui n'a déjà que peu d'égal. Dans l'ère Open, seuls deux duos ont fait mieux : les inévitables Federer-Nadal (11 entre Roland-Garros 2005 et l'US Open 2007) et Nadal-Djokovic (neuf entre Roland-Garros 2010 et Roland-Garros 2012, puis huit entre Roland-Garros 2018 et l'Open d'Australie 2020). Au rythme qui est le leur, et vu la marge confortable qu'ils possèdent sur le reste du peloton, le record semble à leur portée, même si l'on sait qu'en tennis, les choses bougent parfois (souvent) très vite.
À ce sujet d'ailleurs, glissons un aparté : profitez d'eux tant que possible, sans négliger la beauté de l'époque que nous vivons. Comme le bonheur, les ères dorées du tennis ne se savourent pas toujours à leur juste valeur tant qu'elles sont encore là, mais se reconnaissent ensuite au bruit qu'elles font quand elles s'en vont. On a tous beaucoup pleuré les départs de Roger Federer et Rafael Nadal. On réalise l'immensité de Novak Djokovic au moment où le spectre du déclin commence à lui mordre les jarrets. Gloire soit rendue à Sinner et Alcaraz pour avoir réussi l'exploit de dessiner les contours d'une rivalité à la hauteur de ces légendes.
Mais parce qu'ils sont encore très jeunes, on a souvent tendance à parler d'eux au futur. Bien sûr, des lendemains brillants les attendent. Mais "Sinal", c'est avant tout le présent. Ici, et maintenant.... [Courte citation de 8% de l'article original]
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