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«Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu?» : seconds débuts
Marie Labrecque - Le Devoir -
12/07
La comédie au sujet délicat est de retour dans une version remaniée.
La reprise, huit ans plus tard, de cette pièce, très populaire mais sujette à polémique, peut surprendre. « Je sentais qu’on aurait pu la jouer davantage à l’époque, parce que ça marchait vraiment bien », explique Emmanuel Reichenbach, qui a signé la transposition du film français de Philippe de Chauveron et Guy Laurent. « Et quand j’écris, j’ai toujours l’impression de n’être pas allé au bout vraiment de ce que j’aurais pu faire, en termes de qualité. En plus, l’époque a changé. C’est l’un des points importants de ce projet. » L’adaptateur et — désormais producteur — a donc saisi l’occasion quand un autre projet prévu est tombé à l’eau.
Disons-le tout de suite : ce spectacle où les personnages s’envoient mutuellement (dans la première partie) des préjugés ethniques et culturels à la tête, et qui réduit le racisme à une problématique individuelle et universelle, plutôt qu’à un enjeu social, avait suscité des réserves au Devoir, c’est le moins qu’on puisse dire [voir la critique de l’ex-collègue Alexandre Cadieux en 2017]. D’où notre désir de sonder les motivations des créateurs.
La prémisse de Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ? n’a pas changé ... [Courte citation de 8% de l'article original]
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