Ce vendredi, le chef d’état-major des armées Thierry Burkhard a tenu une conférence de presse. Sa mission est de préparer les esprits avant le discours d’Emmanuel Macron, dimanche soir, censé préciser les efforts à mener pour assurer la sécurité de la France dans les prochaines années. Le Figaro publie une retranscription des déclarations du général Burkhard lors de sa conférence de presse.
Thierry BURKHARD. -«La Russie est un grand compétiteur qui a ouvertement désigné la France comme son premier adversaire en Europe. Ce n’est pas moi qui l’ai dit, c’est la Russie qui l’a dit. La Russie constitue une menace durable, proche et qui est pour moi la plus dimensionnelle. La Russie est une vraie puissance militaire, conventionnelle et nucléaire. C’est un pays qui est construit sur son système de force et qui y consacre aujourd’hui encore des efforts colossaux, qu’on a du mal à imaginer.
Passer la publicitéLa Russie a tous les attributs d’un état totalitaire. C’est un univers qui est relativement fermé. Quand je dis ça, je ne choque personne. Une capacité de décision très centralisée et également un conditionnement de la population dès le plus bas âge. J’estime que la Russie, probablement de par sa mentalité, mais aussi de par les moyens qu’elle a aujourd’hui à sa disposition, se positionne en puissance de nuisance plutôt qu’en puissance construction. C’est une puissance conventionnelle, une nuisance nucléaire, une potence conventionnelle. La Russie est un modèle d’armée complète : dans l’armée russe aujourd’hui, je ne vois pas de capacité qui manque depuis les capacités de brouillage, de guerre électronique, au système de défense solaire, au système d’artillerie, feu dans la profondeur avec un étagement, au système de force conventionnelle, très engrené avec la guerre informationnel...
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