Rater son bac est un coup dur pour un lycéen, pas question de l’accabler davantage avec des phrases qui pourraient le blesser. « Certaines réactions parentales sont mal venues, pointe Brigitte Prot, psychopédagogue. En cabinet, j’entends des choses incroyables. » Première étape: lorsque le verdict est connu, on prend le temps de respirer un grand coup et on évite de parler « à chaud ».
« La déception ne passera pas en 24 heures, prévient la spécialiste, il peut y avoir des larmes, quelques jours de replis dans la chambre, c’est normal. Laissez-le vivre cette période de déception, pour qu’il accepte la situation. » Le jour-même des résultats, soyez à ses côtés pour écouter sa tristesse et reconnaître sa déception. Il sera temps, dans les jours qui suivent de l’aider à surmonter cet échec pour le transformer en « pseudo-échec » : « s’il y a eu échec, relativise Brigitte Prot, c’est que le lycéen n’était pas prêt à affronter cet examen ni les études supérieures qui suivent. Il n’avait pas la maturité nécessaire en termes d’apprentissage et de construction de son projet étudiant. Il est encore jeune, à son âge, un an de plus, ça ne se voit pas. »
La nouvelle année de terminale...
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