L'acteur nous livre les secrets de sa carrière au cours d'un long entretien.
Figure pop intemporelle et indéboulonnable depuis sa consécration avec Retour vers le futur, Christopher Lloyd a transformé le rôle de sa vie en carburant pour traverser les générations. L’acteur - qui fête ce 22 octobre ses 84 ans ans - n’a jamais cessé de tourner. Il revient pour Première sur son parcours de combattant, de New York à Los Angeles, et sur son passé à jamais lié au mot « futur ».
Interview publiée à l’origine dans Première Classics numéro 15, daté avril-juin 2021. Vous pouvez l’acheter en ligne ici (les autres numéros sont à retrouver à cette adresse) ou vous abonner à notre revue trimestrielle qui revient en long, en large et en travers sur les plus grands films cultes. Foncez, c'est de la bonne.
Propos recueillis par François LégerEn préparant cette interview, je me suis rendu compte que vous n’accordiez que très peu d’entretiens, sauf quand on vous tend le micro pour parler de Retour vers le futur. Vous n’avez pas écrit d’autobiographie et il n’existe aucun livre sur Christopher Lloyd... Vous avez une explication ? Christopher Lloyd : Eh bien... Je suis très réticent aux interviews. Je n’ai pas l’impression d’avoir grand-chose à dire sur ma petite personne. Je ne veux pas trop en révéler sur ce que je suis dans le privé, quand les caméras s’éteignent. Si j’ai accepté de vous parler, c’est parce que je voulais aider à faire la promo de Nobody [l’interview a eu lieu en 2021, ndlr]. Je l’aime bien, ce film. Alors j’estime que c’est ma responsabilité de participer à l’effort de promotion. Tu passes du temps à bosser sur un projet et, s’il te plaît, tu as envie que les gens aillent le voir. En dehors de ça, les interviews, si je peux éviter...
Vous ne pensez pas que votre trajectoire et votre longue carrière méritent qu’on s’y attarde un peu ? Hum... Vous trouvez ça intéressant ? Bon, effectivement, on peut dire que ça ne s’est pas trop mal passé pour moi ! (Rires.) Vous savez, ma carrière a largement dépassé mes ambitions. Jamais je n’aurais imaginé que tout cela serait possible au moment où j’ai mis un pied dans le milieu. Quand j’étais jeune et que je prenais des cours de théâtre, j’essayais d’être le plus invisible possible. Je croisais les doigts pour que personne ne me demande de jouer une scène ou de faire une improvisation avant que la sonnerie ne retentisse.
C’était de la timidité ? Disons que j’étais solitaire. Réservé...
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