En 2017, Nintendo devait se relever d’un échec cuisant, celui de la Wii U, console incomprise que nombre de consommateurs avaient prise pour un accessoire additionnel de la Wii. La Switch arrive donc à point nommé et devient immédiatement un succès commercial avec plus de 152 millions d’exemplaires vendus.
Elle connaitra quatre versions dont une Lite pour le jeu 100% nomade et la dernière en date, la Switch Oled qui a gagné en autonomie et en immersion avec sa magnifique dalle Oled. Une spécificité que la Switch 2 ne partage pas puisqu’elle démarre sa carrière avec un écran LCD. Première critique qui lui a été faite lors de sa présentation.
De gauche à droite la Switch OLed, la Switch Lite et la Switch. ©Tom’s GuideOn a aussi une console qui est bien plus puissante, capable de faire tourner des AAA d’éditeurs tiers comme Hitman ou Cyberpunk 2077, mais aussi bien moins autonome. Que penser aussi du choix d’une carte microSD spécifique ou encore du nouveau système d’attache des Joy-Con, tout comme de leur prise en main ?
Une chose est certaine, la nouvelle Switch 2 n’est pas avare en questionnements. Aussi, dès le jour de sa sortie, nous nous sommes échinés à l’utiliser intensément pour vous livrer notre avis complet sur cette nouvelle console portable qui bouscule les codes de Nintendo en mettant la puissance au niveau du gameplay.
Dès sa sortie de boîte, la Switch 2 paraît plus premium, mieux finie que la Switch. On a gagné en qualité de fabrication. La livrée noire fait sérieuse, la signature visuelle bleu/rouge de Nintendo se fait plus discrète, cantonnée au cerclage des sticks analogiques.
Les Joy-Con 2 s’accrochent fermement en un instant et s’ôte tout aussi facilement. La livrée noire mate lui va à ravir, son toucher est soyeux et n’accroche pas les traces de doigts. En revanche, par expérience, ce type de finition a tendance à peler dans le temps.
À la première prise en main, on comprend que Nintendo a changé de braquet. S’éloignant de la console familiale, il vient chasser sur les terres des gamers avec un produit qui s’approche furieusement d’un Steam Deck, ROG Ally et consorts.
Pour autant, Nintendo a choisi de conserver le design modulaire de la Switch. On reste donc avec cette seconde version sur un appareil que l’on peut utiliser en déplacement ou dans son salon en la posant sur son dock pour profiter d’une meilleure image sur un grand écran de TV.
Bien entendu, dans ce dernier usage – si c’est le principal – le design de la console importe moins, contrairement à celui des Joy-Con que nous aborderons après. En nomade, en revanche, la Switch 2 diffère largement de ses aînées.
Bien plus massive, elle en impose dès qu’on la sort de sa boîte. La surface d’affichage a été élargie. De 6,2 pouces sur la Switch de 2017, on était passé à 7 pouces sur le modèle Oled pour culminer à 7,9 pouces sur la Switch 2. Un véritable gap qui apporte autant en confort visuel qu’en poids et dimensions supplémentaires.
Oui, parce que contrairement à certains constructeurs de smartphones, Nintendo n’a pas choisi de rogner sur le cadre noir qui entoure l’affichage, mais plutôt d’augmenter les mensurations de sa console.
De fait, on passe de 242 x 102 mm sur le modèle Oled à 272 x 116 mm sur la Switch 2, soit une augmentation des dimensions de près de 30 % ! À cela, il faut aussi ajouter le surpoids avec 114 grammes en plus (420 g vs. 534 g).
Bref, l’ensemble est imposant et assez lourd. Au bout d’une heure de jeu, on sent la fatigue musculaire gagner les avant-bras et on la pose en mode table avec son pied escamotable. Mais si on compare la Switch 2 à un Steam Deck Oled, par exemple, elle s’avère être plus compacte et aussi plus légère. Mais il y a un point sur lequel les consoles PC ont un atout : la prise en main.
Combien n’ont pas pesté contre les Joy-Con de la Switch et leurs glissières qui pouvaient ne plus accrocher. J’ai eu personnellement le cas sur deux machines et à chaque fois, en pleine partie, dans un mouvement un peu vif, une manette se décrochait.
Ce système n’a d’ailleurs pas été le premier choix de N...
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