Togo : sept morts, des miliciens accusés et un régime sous pression

LePoint - 01/07
La répression des manifestations au Togo fait sept morts et alimente les soupçons d’un recours à des miliciens étrangers, dans un contexte politique tendu.

Sept morts, des dizaines de blessés, des centaines d'interpellations : le bilan provisoire des manifestations qui ont secoué le Togo entre le 26 et le 29 juin dernier illustre la brutalité d'une répression menée, selon plusieurs organisations de défense des droits humains, par « des éléments des forces de l'ordre et des miliciens ». À Lomé comme dans plusieurs villes du pays, les protestataires ont bravé l'interdiction formelle de manifester pour dénoncer la vie chère, l'arrestation d'opposants et surtout une réforme constitutionnelle contestée, qui a permis à Faure Gnassingbé, 59 ans, de se maintenir au sommet de l'exécutif sans limitation de mandats. Officiellement investi président du Conseil des ministres le 3 mai, il concentre désormais l'essentiel des pouvoirs dans le nouveau régime parlementaire instauré par la Ve République togolaise.

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