Croisé au Festival international du film d’animation d’Annecy, le réalisateur Deadpool et co-créateur de la série Love, Death and Robots revient sur une partie de sa carrière et les pépins rencontrés avec Ryan Reynolds, James Cameron et les studios hollywoodiens.
PREMIÈRE : En voyant votre nom sur le programme, je me suis demandé ce que vous faisiez à Annecy puisque vous n’avez rien de spécial à vendre en ce moment. Vous cherchez à recruter pour Love, Death and Robots et Secret Level ?TIM MILLER : En partie, oui. On a besoin de monde, surtout de réalisateurs. Et comme le concept est de faire fabriquer les épisodes par plein de sociétés différentes, beaucoup de gens veulent bosser avec nous. C’est assez bizarre pour moi d'être dans cette position, mais c'est cool. Je suis content de donner aux gens du boulot dans un domaine qui me passionne.
Même si vous faisiez déjà énormément de choses dans l’animation, les jeux vidéo et les effets spéciaux numériques, mais Love, Death and Robots est le projet qui a mis votre société, Blur Studio, sur la carte. Vous pouvez nous raconter sa création et votre rencontre avec David Fincher ? Je connaissais David depuis longtemps. Il était venu au studio en 2004 je crois, pour voir ce qu’on pouvait lui proposer en matière de cinématiques pour un jeu vidéo. David voulait faire un jeu qui raconterait ce qui se passerait lors d'un tremblement de terre de magnitude 12. On n'a finalement jamais fait de cinématique ni de démo, mais il aimait bien notre façon de travailler et de gérer le studio - on laisse les artistes pleinement s’exprimer. Alors il nous a proposé de nous aider sur des projets, et l’un d'entre eux était une nouvelle version de Métal Hurlant [qui n’a finalement jamais vu le jour mais a en quelque sorte donné naissance au concept de la série d’animation Love, Death and Robots].
Je pense que c'est le côté expérimental qui lui parlait, et d’ailleurs c’est la même chose pour Love, Death and Robots. Cette saison, on s’est fait critiquer pour son épisode Can't Stop avec les Red Hot Chili Peppers. Le but, c'est d’expérimenter, mais beaucoup de gens prennent tout au pied de la lettre, comme si chaque épisode devait forcément parler d'amour, de mort ou de robots. Alors que c'est juste un bac à sable dans lequel on peut mettre n'importe quoi. On a aussi le droit d’être purement ...
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