À moins d'une semaine de la dépose de la coiffe Ariane 5 sur l'observatoire James Webb, nous nous sommes entretenus avec Olivier Schmeitzky, Référent ESA pour les aspects « contaminations » lors de campagnes de lancement et Monsieur Propreté de l'observatoire James Webb. Une interview qui détaille les efforts faits pour garantir un niveau de propreté inédit pour un satellite et garant du succès de la mission de James Webb.
Parti de Californie, aux États-Unis, l’observatoire spatial James Webb est arrivé au Centre spatial Guyanais (CSG) le 12 octobre. Depuis cette date, il est préparé en vue de son lancement à bord d'une Ariane 5 prévu le 22 24 décembre. Cette préparation est faite avec le souci permanent que l'observatoire, son miroir primaire de 6,5 mètres (composé de 18 segments hexagonaux constitués de béryllium et recouverts d'or) et ses instruments soient préservés de toute contamination. Que ce soit des poussières, des molécules organiques ou des fibres vestimentaires. C'est pourquoi elle doit avoir lieu dans un environnement extrêmement propre.
Comme nous l'explique Olivier Schmeitzky, référent ESA (Agence spatiale européenne) pour les aspects contamination lors de campagnes de lancement, « avec la Nasa, Arianespace et le Cnes, nous avons mis en place des procédures spécifiques et un mode opératoire qui diffèrent par rapport à la préparation d'un satellite "classique" ». Le but est de supprimer au moins 90 % de la contamination qui est habituellement observée en salle blanche. Pour cela, l'équipe contamination du CSG a été renforcée et « compte 16 experts Contamination de la Nasa, ainsi qu'une vingtaine de personnes détachées par Arianespace et le Cnes pour les activités critiques » alors que seules deux à trois personnes sont chargées de ces tâches pour un satellite de télécommunication ou scientifique sans contraintes particulières.
La salle blanche du Bâtiment S5, où sont préparées les charges utiles qui embarqu...
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