Thomas Ngijol : « J’ai pleuré le jour de la mort de Michael Jackson »

David Doucet - LePoint - 21/06
PANTHÉON. À l’occasion de la sortie d’« Indomptables », polar intime tourné à Yaoundé, Thomas Ngijol déroule son panthéon culturel, où musiques fondatrices, films cultes et héros à la dérive tiennent une place de choix.

On le connaît pour Case départ, Fastlife ou ses stand-up ciselés, entre rage rentrée et tendresse désarmante. Thomas Ngijol, c'est d'abord une voix grave, rythmée, un flow venu de la scène et un regard en coin, qui capte les failles plus que les certitudes. Mais derrière l'humoriste, il y a un homme nourri de funk et de Marvin Gaye, un cinéphile qui passe de La Chèvre à Heat sans hiérarchie, un père qui partage de la soul avec ses filles… et tente, doucement, de les éloigner de la K-pop.

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Avec Indomptables, son quatrième long-métrage, il signe un magnifique polar à taille humaine, tourné à Yaoundé, au Cameroun. On y suit un flic au bord de la crise de nerfs, un idéaliste cabossé, à la manière d'un Jimmy McNulty dans The Wire, écartelé entre une vie personnelle en ruines et un sens de la justice chevillé au corps. À l'image de son cinéma, ses goûts tracent une carte sensible, entre fidélités musicales, héros de fiction et mémoire affective. Pour Le Point, il déroule le fil de son panthéon intime entre souvenirs d'enfance, films cultes, mélancolies douces et musiques tutélaires.

Le Point : Vous souvenez-vous du premier film que vous avez vu au cinéma ?

Thomas Ngijol : Ouais, bien sûr. Le premier vrai souvenir marquant, c'est L'Histoire sans fin, un film que j'ai vu gamin. C'était un truc un peu barré, un mélange entre ...
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