« Comment avez-vous atterri dans la marmite de la Chartreuse Terminorum, cette rude épreuve de 300 km (25 000 m de D +) avec 5 tours, une barrière horaire de 80 heures, le tout sans balisage ni GPS ni assistance ?Quand la course est née en 2017, j'étais en stage à Saint-Pierre de Chartreuse chez Raidlight. Mon patron, Benoît Laval, lançait alors cette épreuve, j'étais donc au premier rang. Au départ, on ne savait pas grand-chose, tout était un peu secret. Il y avait donc un côté assez intrigant. Et puis, courir 300 km dans cette nature c'est une vraie aventure, ce côté m'a beaucoup plu. Et en 2019, quand j'ai eu l'opportunité de faire une thèse en sociologie lors de mes études en STAPS (Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives), j'ai choisi ce sujet de la Chartreuse Terminorum. Il y avait de quoi creuser, il y a tellement d'inconnu.
Il y a cette phrase centrale, qui est un peu le fil rouge du livre : "Comment croire possible quelque chose qui n'a jamais été fait ? "Ce fut un point de départ ?Oui, car je crois aussi que les organisateurs n'étaient pas forcément certains que la course était finissable. Moi, cette question, c'est ce qui m'a vraiment attiré. Du coup, je me suis demandé comment on se projette en tant qu'athlète quand on se lance dans cette aventure. Sur un marathon, on connaît la distance et son allure, mais là, on ne sait rien...
Cette Chartreuse Terminorum est la version française de la Barkley, e...
[Courte citation de 8% de l'article original]