Un meurtre inspiré d'extrême droite oblige la France à lutter avec ce qui compte comme le terrorisme

Juliette Jabkhiro - Reuters - 16/06
Hichem Miraoui, un coiffeur tunisien de 45 ans, était à la maison dans le sud de la France à la fin de mai, discutant au téléphone avec sa mère et ses sœurs, lorsqu'un voisin est passé et l'a abattu à sa porte.
  • L'organisme anti-terrorisme prend une affaire de meurtre, d'abord pour un crime d'inspiration d'extrême droite
  • Les critiques disent que d'autres meurtres racistes auraient dû compter comme le terrorisme
  • Les chiffres officiels suggèrent que le racisme augmente en France
PUGET-sur-argens, France, 16 juin (Reuters) - Hichem Miraoui, un coiffeur tunisien de 45 ans, était à la maison dans le sud de la France à la fin de mai, discutant au téléphone avec sa mère et ses sœurs, lorsqu'un voisin est passé et l'a abattu à sa porte.
Après avoir tué Miraoui et tiré au voisin kurde Akif Badur dans la main, Christophe Belgembe a publié quatre vidéos sur Facebook, selon le bureau du procureur anti-terroriste de France, connu sous le nom de PNAT. Préplet d'un État "incapable de nous protéger, incapable de les renvoyer à la maison", Belgembe a dit qu'il avait "retiré deux ou trois morceaux de merde" et ce n'était que le début.

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Belgembe s'est rendu à la police quelques heures plus tard et a avoué sa culpabilité, a déclaré le PNAT. Son avocat n'a pas répondu à une demande de commentaires.
Belgembe a nié toute motivation raciste ou terroriste, mais le PNAT l'a accusé de meurtre à motivation raciale et prémédité et de tentative de meurtre dans le cadre d'une entreprise terroriste.
C'était la première fois que le PNAT, qui pouvait reprendre toute enquête criminelle qui, selon elle, répond aux critères de terrorisme, a enquêté sur un meurtre inspiré par des idées d'extrême droite. Les phrases du terrorisme sont plus difficiles et les forces de lutte contre le terrorisme ont de plus grands pouvoirs d'investigation.
La décision du PNAT est révélatrice d'un changement plus large en France, où les attaques djihadistes ont chuté tandis que les crimes racistes, xénophobes ou anti-religieux sont en hausse de 11% par rapport à l'année dernière au milieu d'un soutien croissant pour l'extrême droite.
Dans l'une de ses vidéos post-attaque, Belgembe a exprimé son soutien au Rallye national d'extrême droite (RN), le plus grand parti parlementaire français, selon une source qui avait vu la vidéo mais n'était pas autorisée à en parler publiquement.
Le porte-parole du RN, Laurent Jacobelli, n'a pas répondu à une demande de commentaires sur la vidéo. Sur X, le chef du RN, Marine Le Pen, a déclaré que la décision du PNAT de sonder le meurtre de Miraoui mettrait en lumière ce "meurtre odieux", qui semblait "raciste".
La famille de Miraoui, les dirigeants musulmans et les group...
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