Bardet, futur consultant Eurosport : "Je vais comprendre assez vite la dynamique de la course"

Eurosport - 13/06
Dimanche, Romain Bardet ne sera plus coureur cycliste. Il deviendra consultant pour Eurosport.
Romain Bardet, l'histoire se termine. Pourquoi avoir choisi le Dauphiné plutôt que le Tour de France ? Quand vous l'avez décidé, vous ne saviez pas encore que vous alliez porter le maillot jaune l'été dernier…
Romain Bardet : Comme quoi, le destin fait bien les choses… Pourquoi le Dauphiné ? Parce que j'ai toujours adoré cette course. Pour moi, il n'y a que les bons côtés du Tour sans la fatigue inhérente aux trois semaines, le rouleau compresseur des émotions. Aussi parce que je ne l'avais plus couru depuis 2020 et que j'ai un attachement particulier par les routes qui sont empruntées. Souvent un départ pas très loin de la maison et une arrivée dans les Alpes qui me sont chères. Tout ça a ajouté un côté vraiment sentimental sur mes derniers tours de roue.
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Critérium du Dauphiné

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Et que ressentez-vous ?
R.B. : Beaucoup d'apaisement. Je crois que j'ai la chance de pouvoir terminer comme je le souhaite. C'est un privilège. Les résultats, je n'en suis pas le seul décisionnaire, mais sur l'enchaînement des courses, et le calendrier, j'ai été à la base de tout. Donc c'est pour moi une grande joie de pouvoir finir avec mes choix. Le plateau était absolument magnifique sur ce Dauphiné.
Ça vous a fait plaisir ce petit clin du destin qu'il y ait autant de coureurs importants sur votre dernière course ? 
R.B. : C'est bien. C'était ma volonté de courir jusqu'au bout au plus haut niveau, en essayant d'y être performant même si ce n'est plus dans la même dimension qu'il y a quelques années. Ma carrière sur route, je voulais qu'elle se termine sur les courses les plus prestigieuses. Je suis gâté pour cette édition. 
Est-ce ça qui va le plus vous manquer ?
R.B. : C'est difficile à dire parce qu'on passe tellement de temps dans une équipe, beaucoup plus de temps qu'à la maison. C'est quand même une très belle aventure humaine à vivre. Que la course se passe bien ou pas en termes de résultats, c'est une chose mais ça ne reste que 4 ou 5 heures dans une journée et il y a tous ces moments de vie autour qui rendent l'expérience d'une grande course plaisante ou non. J'ai vécu un super Giro alors que je n'ai pas gagné, mais parce qu'il y a une nouvelle génération qui arrive et il y a un groupe qui s'est construit. Ce sont des moments importants et sympas à vivre.
Pendant l'ère Froome, en course, c'était souvent peu plaisant
Et ce qui ne va pas vous manquer ?
R.B. : Cette pression personnelle au quotidien. Chaque étape, on vous attend au tournant. Avec le niveau actuel, on ne peut pas se permettre d'arriver un peu en dessous. J'ai l'impression d'avoir vécu plus ou moins dans un tunnel depuis 14 ans, focalisé sur mes performances et mon prochain pas, mon prochain coup. En ayant davantage de recul, je constate depuis deux ans que ma période est passée. Il est toujours possible d'avoir des réminisc...
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