Dans l’usine KNS à l’arrêt et désertée, "on se prépare à toutes les options"

Les nouvelles Caledoniennes - 10/06
Fermé en septembre 2024, le complexe métallurgique de Voh ne compte plus qu’une poignée de salariés chargés d’entretenir le site et d’opérer la maintenance des infrastructures. Alors que la quête d’un repreneur se poursuit, les équipes conditionnent les lieux en vue des deux grands scénarios qui se profilent : la relance de la production ou le démantèlement.

Dans les allées creusées par le passage autrefois systématique des engins, la végétation a doucement repris ses droits. À l’entrée de la centrale électrique, une affiche fait sourire Alexandre Rousseau, président de KNS : "Vous entrez dans une zone au niveau de bruit important". À l’intérieur, le silence s’est pourtant totalement emparé des lieux. Le complexe métallurgique, où fourmillaient auparavant quelque 1 300 salariés, n’est plus que l’ombre de ce qu’il était ces dix dernières années.

L’usine de Koniambo Nickel SAS s’est vidée en septembre 2024, six mois après une mise en sommeil censée offrir le délai nécessaire pour trouver un repreneur à Glencore, actionnaire à 49 % du site qui a décidé de lâcher l’affaire. Le temps imparti à cette quête de nouveaux investisseurs s’est révélé insuffisant, pour une usine dont la production a, certes, constamment progressé depuis son ouverture en 2014, mais qui a accumulé les dettes et s’est fracassée cont...
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