À la veille de la Conférence Unoc 3, la gouvernance des océans se trouve à un tournant décisif : face au dérèglement climatique, l'effondrement de la biodiversité marine et à l'exploitation des fonds marins, les grandes déclarations ne suffisent plus. Entre souveraineté, durabilité et coopération, le droit international des océans doit se muscler pour affronter les défis climatiques : l'avenir de la Planète se joue en grande partie en haute mer.

au sommaire

    À la veille de la 3e Conférence des Nations unies sur l'océan (Unoc 3), où en est la gouvernance marine ? Se pencher sur l'histoire de la diplomatie des océans permet de mieux comprendre la nature des enjeux actuels : Nice doit être l'occasion de consolider un nouveau droit international des océans.

    Le 9 juin 2025, la Conférence des Nations unies sur l'océan (Unoc) s'ouvrira à Nice (Alpes-Maritimes). Il s'agit de la troisième conférence du nom, après celle de New York en 2017 puis de Lisbonne en 2022. Organisée conjointement par la France et par le Costa Rica, elle rassemblera 150 États et près de 30 000 personnes autour de la « gestion durable de l'océan ».

    Ce qui est présenté comme un moment fort pour les océans s'inscrit en réalité dans un changement de dynamique profond de la gouvernance marine, qui a été lancé il y a déjà plusieurs décennies. Jadis pensée pour protéger les intérêts marins des États, la gouvernance des océans doit désormais tenir compte des enjeux climatiques et environnementaux des océans.

    Voir aussi

    Ces chiffres stupéfiants de 2024 montrent que nos océans ne seront plus jamais les mêmes

    Ce « moment politique » et médiatique ne devra ni occulter ni se substituer à la véritable urgence, qui est d'aboutir à des évolutions du droit international qui s'applique aux océans. Sans quoi, le sommet risque de n'être qu'un nouveau théâtre de belles déclarations vaines.

    Pour comprend...
    [Courte citation de 8% de l'article original]